Mariah Carey : “E=MC²”

Posted mai 17, 2008 by eingya
Categories: Chroniques, R'n'B

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\Larguée au début des années 2000, au fond du trou même (Virgin la paie pour ne plus sortir de disques chez eux), Mariah Carey a remix les gaz en 2005 avec un Emancipation Of Mimi salvateur. Résultat: plus grosse vendeuse de disques de l’histoire. Elle a aujourd’hui dépassé Elvis au nombre de n° 1 américains et n’est plus qu’à deux cartons des Beatles. Un détail réglé avec le nouveau E=MC²? Pas impossible. Question formule, la Carey maîtrise en effet parfaitement, sinon la théorie de la relativité (ça se saurait), à tout le moins la métaphysique des tubes. Avec tous les grands écarts du genre: entre technique (la production clinique) et sentiments, entre club (Migrate) et église (I Wish You Well), et en évitant de plus en plus souvent d’en faire des tonnes vocalement. Aussi schizophrénique qu’imparable.

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Distribué par Universal.

www.mariahcarey.com

Emily Jane White : “Dark Undercoat”

Posted mai 17, 2008 by eingya
Categories: Chroniques, Folk

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\Après avoir joué dans les bars de San Francisco, placé un titre sur la B.O. d’un film indépendant (Wild Tigers I Have Known de son ami Cam Archer), Emily Jane White nous gratifie d’un ravissant premier album. Pianiste, guitariste, la Californienne n’évite pas les comparaisons avec Cat Power voire Hope Sandoval mais on l’oublie vite. Charmé par le folk habité et mélancolique de Dark Undercoat. Un hommage à Bessie Smith et le splendide Hole In The Middle ouvrent ce sombre must de la nouvelle génération folk.

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Distribué par Talitres.

www.myspace.com/emilyjanewhite

Crystal Castles : “Crystal Castles”

Posted mai 16, 2008 by eingya
Categories: Chroniques, Electro

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Crystal Castles, c’est d’abord le nom d’un jeu vidéo antédiluvien. C’est aussi un duo de toronto très hype (formé d’Alice Glass et Ethan Kath). Officiellement, aucun rapport entre les deux. Même si l’électro de Crystal Castles (le groupe) flashe souvent sur les 8-bit minimalistes de Crystal Castles (le jeu). Soit. Voici dans tous les cas de l’eau en plus au moulin électro-punk. electro pour le son, punk pour l’attitude, dans le sillage des Klaxon (des potes). Avec assez de personnalité toutefois et d’esprit turbulent pour ne pas être noyé dans la masse. A suivre.

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Distribué par Pias.
En concert le 19/05, à l’Ancienne Belgique, à Bruxelles.

www.myspace.com/crystalcastles

The Last Shadow Puppets : “The Age Of The Understatement”

Posted mai 16, 2008 by eingya
Categories: Chroniques, Rock

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Alex Turner fait des infidélités aux Arctic Monkeys. Il flirte brillamment avec la pop au sein des Last Shadow Puppets.

\En faisant poireauter les journalistes français pour s’en aller jeter un coup d’oeil à la Tour Eiffel (plaisanterie qui avait débouché sur l’annulation de leur journée promo… en Belgique, jeunes mais pas fous), les Arctic Monkeys avaient d’emblée donné le ton. Rien à faire, ou pas grand chose, du grand cirque médiatique. Pas étonnant que leur chanteur Alex Turner, de toute façon jamais très bronzé, se soit porté pâle et ait annulé une semaine d’interviews qui devait le voir défendre, par téléphone, son nouveau projet. Le gars de Sheffield a pris la tangente avec Miles Kane, leader des méconnus Rascals, sous le nom des Last Shadow Puppets. Mais qu’est-ce qui les différencie des deux groupes dont ils viennent? “Les Puppets, avec leurs chansons pop et leurs cordes, sont moins basées sur les guitares que les Monkeys, précise Mike Kane. Les rascals, pour leur part, sont un petit peu plus sombres. Notre album Rascalize sortira au mois de juin.

11 heures, 10h en Angleterre. On contacte Domino à Londres pour parler au citizen Kane. L’attente s’éternise. “Pouvez-vous rappeler dans 5 minutes? Il vient juste de se lever et il se prépare une tasse de thé.” So British qu’on n’y trouve rien à redire. The Age of The Understatement est déjà le troisième album enregistré par Alex Turner du haut de ses 22 ans. Le troisième aussi à s’emparer directement de la première place des charts britanniques.

Court flash-back. Turner rencontre Kane en tournée. Les deux musiciens sympathisent. Décident d’écrire des chansons à quatre mains et se retrouvent en train d’enregistrer dans une grange près d’Angers en buvant du vin rouge. Autant ne pas faire les choses à moitié. Marqués par Scott Walker Sings Jacques Brel, les Last Shadow Puppets bossent avec James Ford, membre de Simian Mobile Disco, producteur des Klaxons et déjà du deuxième Arctic Monkeys. Ils font par ailleurs appel, pour les cordes et les arrangements, aux services du violoniste Owen Pallett, collaborateur d’Arcade Fire, plus connu sous le nom de Final Fantasy. Un verdict? Coupables, monsieur le juge. Coupables, n’ayons pas peur des mots en cet âge de l’euphémisme, d’un des meilleurs disques de ce premier semestre 2008. Les Puppets se la jouent relax et évoquent davantage la pop psychédélique de The Coral – comme Miles venu de Liverpool -, que le rock couillu des Monkeys. Les fantômes de David Axelrod, Scott Walker et David Bowie hantent les pistes. Pas celles de danse, celles qui permettent à Alex Turner d’atteindre les sommets. “Alex a énormément de talent, conclut Miles Kanes, mais il a aussi le don de toucher les jeunes d’aujourd’hui. Il est en phase avec leurs préoccupations.

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The Last Shadow Puppets : “The Age Of The Understatement
Distribué par Domino.

www.myspace.com/thelastshadowpuppets
www.thelastshadowpuppets.com